Le sacre d’un ancien.

Cela fait 13 ans qu’il attend ça. Le 30 septembre dernier, le coureur de 38 ans s’impose sur un championnat du monde qui, depuis longtemps, n’a pas été promis aux grimpeurs.

Le parcours était difficile. Très difficile. Mais Alejandro n’a pas peur. Il a l’expérience. Il sort d’une Vuelta exceptionnelle, avec notamment deux victoires d’étapes, la 5ème place du classement général et, enfin, le maillot vert du combiné. Une très bonne préparation. Il est vieux pour le cyclisme. Il le sait. Mais il est en forme. Le coureur de la Movistar est un des très nombreux favoris au titre de champion du monde.

Sagan l’a gardé trois ans ce maillot; mais cette fois ça doit changer. Neuf difficultés réparties sur 265 kilomètres, c’est le programme du jour. Rescapé du peloton des favoris, l’intrépide espagnol, accompagné de Moscon (Italie), Dumoulin (Pays-Bas), Bardet (France) et Woods (Canada), accélère dans le dernier col. En vain. Après la descente ils ne sont plus que quatre pour un maillot arc-en-ciel. Au sprint donc, Valverde sublime ses adversaires et triomphe à Innsbruck, en Autriche.

Il devient le 2ème plus vieux champion du monde après Joop Zoetelmek. Un vétéran, donc.

Il restera un an avec ce maillot. Un an de pur bonheur.

Puis direction le Yorkshire en Angletterre, l’année prochaine. Mais cette fois ce sera une autre histoire, une histoire de sprinteur. Et là ce n’est pas une affaire pour Alejandro Valverde.

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